Présidentielle kényane: Le président de la Cour suprême se dit menacé

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Le président de la Cour suprême kényane, David Maraga, a dénoncé ce mardi  19 septembre 2017, des « menaces formulées par des responsables politiques et leurs partisans à l’encontre de son institution » selon Jeune Afrique. Il a promis rendre public ce mercredi 20 septembre, son jugement complet sur le scrutin du 08 Août dernier qui devrait expliquer en détails la décision prise le 1er septembre d’invalidation de l’élection et notamment préciser les irrégularités qui ont entaché la transmission des résultats.

Le juge David Maraga, président de la Cour suprême kényane, trois semaines après qu’il ait invalidé la présidentielle du 08 Août dernier a indiqué que « des juges, particulièrement ceux de la Cour suprême (…) ont été attaqués, menacés et décrits de manière négative sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré à la presse avant de s’offusquer des manifestations visant selon lui à intimider les juges.

Par ces propos, le juge David Maraga faisait allusion aux partisans du président sortant, Uhuru Kenyatta, qui ont organisé une manifestation ce mardi 19 septembre devant la Cour suprême réclamant que leur candidat prête serment pour son second mandat. Ces derniers avaient été dispersés par les forces de l’ordre à l’aide de gaz lacrymogène. Il en fut autant à Nakuru dans le centre du pays où des routes avaient été coupées par des manifestants.

Cette décision de la Cour suprême kényane, qualifiée d’historique pendant qu’elle faisait l’affaire de l’opposant Raila Odinga, à l’origine de la saisine de la l’instance judiciaire, a été vigoureusement contestée par le président sortant, Uhuru Kenyatta. Pour lui, ces juges ne seraient rien d’autres que « des escrocs ».

La Commission électorale qui a été désavouée par la Cour suprême a fixé la nouvelle élection au 17 octobre prochain. Toutefois, des incertitudes planent sur cette nouvelle échéance concernant particulièrement l’oppositions qui a listé des conditions pour sa participation à la reprise de ces élections. Mais également « la société française OT Morpho, en charge de la fourniture du système électronique de transmission des résultats et des équipements de reconnaissance biométrique des électeurs, qui a assuré ne pas pouvoir être prête d’ici au 17 octobre », rapporte Jeune Afrique.

Burkina24