ADF/RDA: Gilbert Ouédraogo invite les politiques à ne pas manipuler la justice

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L’Alliance pour la démocratie et fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) a fait sa rentrée politique ce samedi 28 octobre 2017 à Ouagadougou, sous le signe de la réconciliation, la paix et la sécurité.

 

Le Bureau politique national (BPN) de l’Alliance pour la démocratie et fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) place sa rentrée sous le thème: « Consolidation de l’Etat de droit, réconciliation, paix et sécurité ».

Dans son discours aux militants, le président de l’ADF/RDA, Gilbert Noël Ouédraogo a indiqué que « l’éléphant est bel et bien de retour », après s’être « retrouvé au coeur de la tourmente liée à la modification de l’article 37 », en 2014. Selon ses dires, un travail a été abattu pendant tout ce temps. « Nous étions résolus à un temps de silence, qui obéissait à une logique claire: notre responsabilité, nous la reconnaissons, nous l’assumons », a-t-il affirmé. Ainsi, il a invité les autres à « accepter de reconnaître leur part de responsabilité » afin d’agir dans le sens de l’intérêt général de la nation.

Selon le secrétaire national du parti, Bouba Yaguibou, le choix porté sur la « consolidation de l’Etat de droit », s’inscrit dans la perspective visant à questionner la suffisance de l’Etat de droit afin de l’inscrire dans un horizon qui visa à redynamiser le vivre ensemble à travers: la réconciliation, la paix et la sécurité.

Plusieurs représentants des partis politiques ont pris part à cette cérémonie

 

Gilbert Noël Ouédraogo a précisé que l’entendement de l’ADF/RDA sur la réconciliation nationale va au-delà des crimes de sang et économique. Cette réconciliation prend en compte les aspects tels que le chômage des jeunes, le système éducatif, l’insécurité, le foncier et les rapports entre autochtones et allogènes. « Toutes ces questions, qui ne relèvent pas forcément du juge, si elles sont prises en compte et débattues lors des assises nationales sur la réconciliation, conduiront certainement à un renforcement de la cohésion nationale et de notre vouloir-vivre ensemble », a-t-il annoncé.

En ce qui concerne l’indépendance et la liberté de la justice, Gilbert Noël Ouédraogo invite les politiques à avoir des rapports de respect vis-à-vis des acteurs du droit et non vouloir créer des rapports de domination, de manipulation ou d’assujettissement, car « c’est de là que viennent et viendront » les problèmes du Burkina.

 

Par Cryspin LAOUNDIKI